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Vivement, un internat au Collège moderne des jeunes filles de Man (Interview)

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Le Collège moderne des jeunes filles Dominique Ouattara de Man qui, selon sa responsable, a enregistré sur les trois dernières promotions du Brevet d’études du premier cycle( BEPC), un taux de 80% de réussite, a eu lors du dernier examen blanc de 2018, seulement sept filles admises sur 240. Six cas de grossesses ont été également signalés, d’où le besoin d’avoir un internat en vue d’améliorer les résultats scolaires de ces élèves fragilisées par le manque de moyens des parents et les difficiles conditions de vie. La principale de l’établissement depuis 2011, Diarra Kadidiata Badji, met en lumière tous ces aspects lors d’une interview accordée à l’AIP.

AIP : Quels sont les résultats enregistrés au BEPC  blanc de 2018 ?

Diarra Kadidiata : Les résultats d’examens blancs sont alarmants. Nous en avons fait deux. Un premier en février et sur 240 candidates, il n’y a eu que cinq élèves admises, ce qui nous a donné un taux de 2,09%. Nous avons fait un deuxième dans le mois d’avril au retour des congés de Pâques et là aussi, nous avons enregistré sept admises sur 240, ce qui donne un taux de 2, 95%. Et donc face à ces résultats catastrophiques, nous avons d’abord rencontré les élèves, ensuite le personnel enseignant pour faire le bilan, voir les dispositions à prendre rapidement parce que nous ne sommes pas habitués à ce type de résultat. Nous avons également eu un entretien avec les parents d’élèves pour que, rapidement, quelque chose puisse être fait.

Qu’est-ce qui est fait concrètement ?

Les cours se poursuivent. Il y a des cours de soutien, des cours de mise à niveau principalement en Français parce que nous nous sommes rendus compte que la plaie, ici, c’est le problème de l’expression écrite, l’expression orale. Et donc de manière gratuite, il y a un cours de soutien en Français et puis concomitamment à cela, avec l’accord des parents, nous avons mis en place des cours de préparation au BEPC. Donc, l’un dans l’autre, nous sommes en train de faire des mains et des pieds à nos différents niveaux pour que ces résultats soient améliorés.

Sur nos trois dernières promotions de BEPC, nous avons eu plus de 80% de réussite. On espère bien que nos enfants vont se réveiller avec l’aide de tous. Donc, nous allons agir dans la sensibilisation pour leur dire que la réussite scolaire dépend à 80% de l’élève, donc il faut qu’elles s’y mettent. Nous ne viendrons en plus que pour les galvaniser. Et j’espère qu’au soir du 7 juillet 2018, à la proclamation du BEPC, on aura de bons résultats.

Des cas de grossesses en milieu scolaire, signalés ?

Nous en avons enregistré. A ce jour, nous avons six cas avérés avec des certificats de grossesse déposés, ce qui est déplorable. Par le passé, c’était les filles de Sixième, Cinquième mais cette année, il y a des filles de Troisième qui sont concernées et c’est un peu inquiétant.

Le collège moderne Dominique Ouattara,des jeunes filles de Man,

Qu’est-ce qui est fait pour réduire les cas de grossesses en milieu scolaire ?

Pour réduire les cas, il y a de la sensibilisation qui est faite à tous les niveaux. D’abord, le service médico-scolaire qui a une représentation ici avec l’infirmière. Il y a eu des sensibilisations directes avec les élèves. L’Association ivoirienne pour le bien-être familial (AIBEF) est passée lors de la Journée de la jeune fille et a fait une grande présentation. Le ministère de l’Éducation a aussi institué des leçons de vie. A chaque trimestre, les professeurs principaux font la sensibilisation sur les grossesses en milieu scolaire. Donc, la sensibilisation se fait au quotidien et elle se poursuivra surtout à l’orée des vacances parce que nous savons que c’est quand elles vont en vacance, qu’elles nous reviennent avec des  grossesses. Les parents sont également interpellés de sorte à ce que chacun puisse jouer son rôle, pour lutter contre ce phénomène.

Sentez-vous le besoin d’un internat pour accorder à ces jeunes filles un cadre propice aux études ?

C’est un de nos gros besoins parce qu’il y a des petites filles en difficulté et c’est ce qui pourrait aussi expliquer les cas de grossesses. Il y en a qui louent des maisons et sont victimes de harcèlement. Il y a eu  des cas de viols (pas cette année) mais nous avons eu des tuteurs qui se sont mal comportés. Donc, je pense que l’internat pourrait bien nous aider parce qu’il y a des filles qui viennent des villages et qui ont des problèmes pour se loger.

Vous avez d’autres doléances ?

Oui. Nous souhaitons que le collège soit érigé en lycée. L’établissement a commencé à fonctionner depuis 2011 et nous sommes rattrapés aujourd’hui par le problème de fonctionnement avec le déficit de salles de classe qui est en train d’être résorbé par le Conseil régional du Tonkpi, avec la construction de quatre nouvelles salles de classe. Mais nous avons encore besoin d’un peu plus de salles car nous avons pour objectif de demander l’ouverture du lycée de sorte que nos élèves, au sortir du premier cycle, puissent continuer leur cursus ici pour que nous puissions achever la petite formation, et les armer en dehors de l’établissement pour qu’elles soient à même de se prendre en charge en tant que femmes. Parce qu’il faut dire que les petites filles n’ont pas d’objectif de longue portée, de projet de vie. Donc, nous essayons de faire avec elles ces projets de vie de sorte qu’elles sachent qu’elles peuvent se prendre entièrement en charge et qu’ elles n’ont pas à compter sur les hommes ou des miettes par-ci par-là qui les éloignent de leurs études. Donc, c’est ce petit travail que nous avons commencé et on espère l’achever surtout avec le second cycle pour qu’elles soient mieux armées parce que quand nous les laissons partir après le premier cycle, elles sont confrontées à beaucoup de problèmes au niveau de l’établissement d’accueil.

Conclusion

Nous remercions tous ceux qui nous aident depuis l’ouverture de l’école et qui continuent de le faire. Mais nous avons encore besoin de l’aide de tous pour qu’on puisse réussir la mission à nous confiée. Donc, toutes les aides seraient les bienvenues, les sponsors, les prises en charge, les parrainages, etc… Cela nous ferait du bien.

(AIP)

 

SOURCE : AIP

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ACTUALITE NATIONALE

Côte d’Ivoire / Lycée de garçons : Le nouveau proviseur veut booster les rendements des élèves

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Le nouveau proviseur du lycée de garçons Gnaléga Mémé Jérémy entend booster les rendements des pensionnaires. Il a affiché cette ambition à la faveur de la célébration des lauréats au concours de l’agence ivoirienne de marketing social (Aimas), ce lundi 20 janvier au sein dudit établissement à Bingerville.

Il s’agit pour Soulemane Coulibaly nouveau chef de ce prestigieux lycée centenaire, de stimuler la saine émulation chez les pensionnaires de sorte à insuffler une nouvelle dynamique pour hausser leurs rendements afin que les résultats demeurent à la hauteur de leur réputation de gagnants.  »C’est un honneur pour nous en tant qu’institution de recevoir cette distinction de meilleur établissement d’Abidjan, à travers ces lauréats. Cette performance de nos enfants rehausse davantage l’image de notre lycée », fait-il remarqué devant cette victoire de ses ambassadeurs.

Il a exhorté ensuite l’auditoire à maintenir cette flamme allumée dans le but que la quête de l’excellence reste une tradition, dans cette école qui a formé d’illustres personnalités de ce pays, dont feu Félix Houphouët Boigny premier président de la Côte d’Ivoire indépendante.

C’était une cérémonie sobre mais riche en symbole où après avoir félicité les cinq lauréats à savoir Bacon Loïc en TA2 , Sedji Jordan, Gaye Allan en TD1, Djè Ange TA1, Bacon Loïc et Fadiga Abdoul Tidiane en TA2, le proviseur a exhorté tous les jeunes gens à la discipline.  »La discipline est le préalable au succès. Quand on est discipliné les bons résultats suivent », a souligné le proviseur. Rappelons que ces lauréats ont remporté le trophée et une enveloppe de 1,750 millions de francs CFA.

Selon l’inspecteur Bafo Bi chargé de l’encadrement des équipes, le lycée de garçons Gnaléga Mémé Jérémy comptant près de 4000 élèves, est un habitué des jeux cérébraux, avec à son actif une dizaine de victoires, notamment au jeu télévisé  »Génies en herbe ».

Source : fratmat.info

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ACTUALITE NATIONALE

Côte d’Ivoire / Plus de 600 élèves menacés d’année blanche après le déguerpissement de la forêt classée de Rapides-Grah

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Dans le cadre d’une opération de déguerpissement dans la forêt classée de Rapides-Grah (Méagui), de gros campements ont, depuis le 15 janvier dernier, été détruits, rasés. Les populations dont les villages ont été, pour l’instant, touchés par cette mesure du ministère des Eaux et Forêts et exécutée par la SODEFOR, se comptent par milliers. Forêt classée de Rapides-Grah, plus de 600 élèves à la rue.

Aujourd’hui, leur situation pose un vrai problème social. D’abord ces familles installées dans ce site depuis 1970 ne savent où aller après le passage musclé des agents de la SODEFOR. En outre, celles qui ont un peu plus de chance se sont trouvé des familles d’accueil en ville à Méagui, à Soubré ou plus loin à San Pedro. Les autres sont dans la nature et se débrouillent comme elles peuvent pour se trouver un endroit où dormir. Le cas le plus critique est celui des élèves qui sont en ce moment sans écoles.

En attendant, dans l’immédiat, les planteurs déguerpis ne pouvant plus récolter et commercialiser leurs produits sont donc menacés par une grave crise financière à l’horizon. Si donc aucune solution urgente et rapide n’est pas trouvée à cette situation que vient de créer le gouvernement, il faut s’attendre, dans les mois à venir, à une grave crise sociale avec à la clé, des déscolarisés, des familles de plus en plus pauvres, de nombreux malades, la famine etc.

Pour prévenir tous ces maux, le député de Méagui, Salé Poli, que nous avons joint, hier, au téléphone a donné son avis : « C’est une mesure émanant de la politique du gouvernement pour restaurer le couvert forestier. C’est une décision qui a été annoncée depuis longtemps. Si le gouvernement décide de la mettre en pratique, c’est sa décision. Mais au moment de l’effectivité, s’il remarque que le déguerpissement n’est pas opportun et qu’il faut l’arrêter comme le dit le communiqué du ministère des Eaux et Forêts, alors il faut l’arrêter », a-t-il conseillé. Mais la question est de savoir ce que l’Etat va faire pour ces nombreuses personnes impactées par ce déguerpissement jugé inopportun.

Source :afriksoir.net

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ACTUALITE NATIONALE

Côte d’Ivoire / La COSEFCI dit NON au projet de logement de Kandia

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Face au point d’ogre de leur plateforme revendicative, notamment la question de la revalorisation de l’indemnité de logement des enseignants, la ministre de l’Education nationale, Kandia Camara, a reçu, le 14 janvier 2020, à son cabinet, le directoire de la COSEFCI en vue de lui donner une réponse à la revalorisation des indemnités contributives au logement.

Selon Kandia Camara, la réponse à cette préoccupation n’est autre que le projet immobilier qu’elle initie avec la Mutuelle des Personnels du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique (MUPEMENET-CI). Ainsi en a décidé le gouvernement. Et de demander, par la même occasion, aux enseignants de surseoir à la grève prévue du 28 au 30 janvier.’après le secrétaire général du Syres, Boka Kouadio Arnaud, membre de cette coalition, « Le gouvernement joue la carte du pourrissement parce que nous attendons, depuis l’atelier de Grand Bassam« Pour nous, il n’est pas question de ruser avec les enseignants. Il faut surtout plancher sur la revalorisation de nos indemnités de logement, payer les salaires injustement suspendus et ponctionnés. Nous voulons, par conséquent, appeler tous les enseignants à la mobilisation et à la lutte. L’heure n’est pas à la division inutile et au dénigrement entre nous » prévient-il., une rencontre avec le Premier ministre qui en avait fait la promesse. Deuxièmement, en lieu et place de la continuité du processus du dialogue, l’on nous oppose un projet immobilier dont les contours sont encore opaques ». Et de renchérir.

Source afriksoir.net

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