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Santé

Santé / Opioïdes : ordonnance de tramadol limitée à 3 mois dès le 15 avril

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Le tramadol ne pourra bientôt plus être prescrit que pour une durée maximum de trois mois au lieu d’un an auparavant, a décidé l’Agence du médicament (ANSM) pour limiter les risques de mauvais usage de ce médicament de la famille des opioïdes.

Elle reste vigilante sur ces produits, même si en France la situation est sans commune mesure avec la catastrophe sanitaire que connaissent les Etats-Unis où les opioïdes obtenus sur ordonnance ont causé 17.087 décès en 2016.

Au-delà de 3 mois, la poursuite du traitement par tramadol (voie orale), seul ou associé à d’autres molécules (paracétamol dans Ixprim par exemple), nécessitera une nouvelle ordonnance, indique l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

« Pour renouveler l’ordonnance le patient devra revenir chez le médecin, cela permettra de réévaluer la douleur, s’il n’en prend pas trop et risque de devenir dépendant« , explique Nathalie Richard, directrice adjointe des médicaments antalgiques et des stupéfiants.

« Il y a encore des médecins et des pharmaciens qui ne savent pas que c’est un opioïde« , déplore-t-elle.

Contrairement aux autres anti-douleurs (paracétamol, aspirine…), les opioïdes, qui regroupent les médicaments qui présentent les mêmes propriétés que l’opium, peuvent entraîner une forte dépendance.

Ils exposent donc à un risque de dépendance, de surdosage et de dépression respiratoire pouvant conduire au décès. Des problèmes en hausse en France ces dernières années.

« Mésusage croissant »

Le nombre d’hospitalisations liées à la consommation des médicaments opioïdes a presque triplé (+167%) entre 2000 et 2017, tandis que le nombre de décès a bondi de 146% entre 2000 et 2015, avec « au moins quatre décès par semaine« , selon un rapport de l’ANSM rendu public en février 2019.

De plus, les enquêtes du réseau d’addictovigilance montrent un « mésusage croissant » du tramadol.

C’est ainsi le 1er antalgique opioïde cité dans une enquête de 2018 sur les usages problématiques à la fois chez les usagers de drogue mais également dans la population générale pour le traitement de la douleur.

On observe une dépendance avec des signes de sevrage survenant même lors de prises à doses recommandées et sur une courte période, entraînant une prise persistante par des patients qui ne présentent plus de douleur.

Le tramadol est le premier antalgique impliqué dans les décès liés à la prise d’antalgiques, devant la morphine (enquête DTA données 2017), et le 2e antalgique le plus fréquemment retrouvé sur les ordonnances falsifiées présentées en pharmacie, derrière la codéine (enquête OSIAP données 2018).

Il expose en outre à un risque de convulsions.

« Le tramadol n’est pas le plus puissant des opioïdes, mais les risques de dépendance sont les mêmes quel que soit l’opioïde (dont la codéine)« , dit Nathalie Richard à l’AFP.

En même temps, poursuit-elle, il faut continuer à traiter la douleur et l’on a toujours un rapport bénéfice/risque favorable pour le tramadol, sous réserve d’un bon usage.

Le tramadol comme la codéine sont des opioïdes faibles, sur ordonnance depuis juillet 2017. La morphine, l’oxycodone et le fentanyl sont des opioïdes forts, classés comme stupéfiants, délivrés sur ordonnances sécurisées.

En dehors des usagers de drogues, les personnes qui prennent des opioïdes faibles sont plutôt des femmes, d’âge médian de 62 ans.

Le tramadol est « indiqué uniquement dans le traitement des douleurs modérées à intenses, mais ne doit pas être prescrit dans le traitement de la migraine« .

Il doit être prescrit pendant la période la plus courte possible et la dose doit être diminuée progressivement avant l’arrêt, pour éviter un syndrome de manque. Il est conseillé de consulter à nouveau si la douleur n’est pas suffisamment ou rapidement soulagée par le traitement.

En 2015, près de 10 millions de patients ont reçu au moins une prescription d’opioïdes.

Source : doctissimo.fr

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Santé

Santé / Asthme : l’ANSM met en garde contre les effets neuropsychiatriques associés au montélukast

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Si ces effets sont déjà connus et mentionnés sur la notice des médicaments à base de montélukast (Singulair® et génériques), le lien entre la survenue des troubles et la prise de ceux-ci est parfois établi tardivement, ce qui retarde la bonne prise en charge des patients.

La liste des effets indésirables neuropsychiatriques, classés selon la fréquence de survenue, est la suivante :

  • Peu fréquent : Rêves anormaux, cauchemars, insomnie, somnambulisme, anxiété, agitation (incluant agressivité ou comportement hostile), dépression, hyperactivité psychomotrice (incluant irritabilité, fébrilité, tremblements).
  • Rare : Troubles de l’attention, troubles de la mémoire, tic.
  • Très rare : Hallucinations, désorientation, idées suicidaires avec tentatives de suicide, symptômes obsessionnels compulsifs, dysphémie.

L’ANSM appelle à la vigilance des patients et des médecins

L’ANSM demande aux patients de surveiller “toute modification du comportement ou de l’humeur” et d’informer rapidement leur médecin ou celui de leur enfant “si de tels changements apparaissent en cours de traitement”. Son intérêt pourra être réévalué.

Quant aux professionnels de santé, ils sont tenus d’informer le patient, les parents ou les aidants de la possible survenue de ces effets indésirables en cas d’initiation d’un traitement par un médicament à base de montélukast ainsi que du “suivi médical à instaurer le cas échéant”. Le rapport bénéfice-risque du traitement devra être évalué “avec attention”.

Ces effets indésirables régressent généralement après l’arrêt du traitement”, précise l’ANSM, qui ajoute que la notice a été renforcée et une lettre adressée aux professionnels de santé.

Source : doctissimo.fr

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Santé

Santé / Coronavirus : 16 pays de la Cedeao entament une formation à Dakar, ce mardi

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L’Institut Pasteur de Dakar organise, du mardi au mercredi, un atelier de formation destiné à 16 pays membres de la CEDEAO dans le cadre de la préparation de la riposte contre le Coronavirus, annonce un communiqué parvenu lundi à l’APS.

Selon la même source, cette rencontre sera organisée en collaboration avec l’organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) et AFRICA CDC, la branche de l’Union Africaine qui s’occupe de la santé.

La cérémonie d’ouverture de cette rencontre est prévue ce mardi, à partir de 8h30mn, à l’Hôtel Le Ndiambour.

Source : adakar.com

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Santé

Santé / Coronavirus : onze villes en quarantaine en Italie, l’angoisse monte

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Arrêt du Carnaval de Venise, fermetures à Milan et deux semaines de quarantaine pour onze villes: le Nord de l’Italie se prépare à vivre des jours d’angoisse et de restrictions après une soudaine et spectaculaire flambée des cas du nouveau coronavirus en trois jours.

La découverte de plusieurs foyers vendredi, jour où a été annoncé le premier décès d’un Italien (et d’un Européen), puis la multiplication rapide des cas, passés de six à près de 150 dimanche, préoccupe les autorités et la population locale.

152 cas dont 3 décès en Italie

« Virus Paralysie », titre le grand journal Repubblica. Tous les médias publient des recommandations sur la manière d’éviter la contagion ou d’expliquer l’épidémie aux enfants.

L’Italie compte désormais 152 cas dont trois décès, ce qui en fait le pays le plus touché en Europe, depuis qu’a démarré l’épidémie de pneumonie virale en décembre en Chine. Les cas les plus nombreux ont été recensés en Lombardie (région de Milan) avec 112 contaminations et 22 en Vénétie (région de Venise).

Le Premier ministre Giuseppe Conte, interrogé sur la chaîne publique Rai Uno, avait appelé à « ne pas succomber à la panique et à suivre les consignes des autorités sanitaires ». « Il ne faut pas avoir peur du fait que le nombre de cas augmentera encore », a-t-il ajouté.

Deux foyers principaux ont été identifiés: autour de Codogno, en Lombardie où un deuxième décès (une femme de 77 ans) a été annoncé samedi, et à Vo’Euganeo, près de Padoue (Vénétie), où le premier cas mortel d’un retraité de 78 ans avait été enregistré. Un cordon sanitaire y sera établi par l’armée à partir de lundi.

Les autorités de Lombardie ont aussi annoncé dimanche le décès d’une femme âgée, atteinte d’un cancer et qui avait contracté le nouveau coronavirus.

Le gouvernement a adopté un décret-loi très strict qui met à l’isolement onze villes, dont dix dans le périmètre de Codogno. « Ni l’entrée ni la sortie ne sera autorisée sauf dérogation particulière« , a annoncé Giuseppe Conte.

Fermetures à Milan

Dimanche, la Vénétie a aussi décrété l’interruption des festivités du célèbre Carnaval qui devait se terminer mardi, et des manifestations sportives ainsi que la fermeture des écoles et musées. Mais bars et restaurants restent ouverts.

En Lombardie, dans la métropole de Milan, capitale économique italienne, écoles, universités, mais aussi musées, cinémas et théâtres dont la prestigieuse Scala seront fermés. Tous les bars baisseront le rideau de 18H00 à 6H00 du matin. Mais les services publics restent ouverts.

Même la fashion week milanaise a été perturbée: le maestro Giorgio Armani, 85 ans, et la styliste Laura Biagiotti ont décidé de défiler dimanche portes closes et de retransmettre leurs présentations pour l’automne-hiver 2020 sur leurs sites web.

Dans les onze villes en quarantaine, tous les lieux publics (bars, restaurants mairies, bibliothèques, écoles) sauf les pharmacies, ont fermé dès vendredi.

Le principal foyer se trouve autour de Codogno, 15.000 habitants, dont beaucoup travaillent aux alentours ou à Milan, à 60 km de là.

Les trains de la société privée Trenord ne s’arrêtent plus dans cette localité et deux villes voisines. Des panneaux lumineux annoncent: « Coronavirus, la population est invitée à rester chez elle, par mesure de précaution ».

Tout près à Casalpusterlengo, une voiture de la police arrête tous les véhicules circulant sur la principale artère reliant les différentes bourgades.

« Nous allons rapidement installer un blocus total« , a expliqué dimanche après-midi à l’AFP un policier, en soulignant que les agents informent « les gens que s’ils entrent, ils ne pourront plus sortir et inversement« .

Le gouvernement a prévu des sanctions allant jusqu’à trois mois de réclusion pour les contrevenants.

Craintes pour les vivres

Mais la grande crainte des habitants est celle de manquer de vivres. Toute la journée, à Casalpusterlengo , des files se sont formées devant le supermarché Lidl, l’un des seuls ouverts.

Le patient 1 pour la Lombardie est un homme de 38 ans, Mattia, cadre de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever qui a un site important près de Codogno, à Casalpusterlengo, où 120 des salariés sur 160 ont été testés.

Sa contamination reste un mystère : il est exclu qu’il ait été contaminé par l’un de ses amis revenu de Chine en janvier, car celui-ci, « sur la base des tests effectués, n’a pas développé les anticorps« , selon le ministère de la Santé.

L’OMS reconnaît que « la hausse rapide des cas enregistrés en Italie depuis deux jours est inquiétante« , selon un porte-parole. « Ce qui nous inquiète aussi c’est qu’on n’a pas pu identifier dans tous les cas des liens épidémiologiques clairs comme des voyages en Chine ou des contacts avec un cas confirmé« .

L’autre zone de contamination est Vo’ Euganeo, près de Padoue. Les autorités ont soumis à des tests huit ressortissants chinois qui fréquentaient le même bar que le maçon décédé vendredi mais qui se sont révélés négatifs.

Le patron de la région Luca Zaia s’est dit « préoccupé » que le patient zéro n’ait pas été trouvé, ce qui prouve pour lui que « le virus est bien plus omniprésent que ce qu’on pensait ».

Le trafic ferroviaire entre l’Italie et l’Autriche passant par le col du Brenner a par ailleurs été arrêté en début de soirée dimanche, comme l’a indiqué à l’AFP un porte-parole de la compagnie autrichienne de chemin de fer ÖBB, avant de reprendre autour de minuit.

Un train reliant Venise à Munich (sud de l’Allemagne) a été bloqué à la frontière en raison de deux cas suspects de coronavirus. Selon la police, citée par l’agence autrichienne APA, deux passagères allemandes ont été prises en charge pour des examens médicaux peu après leur départ de Venise.

« L’alerte est levée, les tests de diagnostic effectués sur les deux cas suspects se sont révélés négatifs« , a ensuite annoncé le ministère autrichien de l’Intérieur dans un communiqué.

Source : doctissimo.fr

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