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Santé / Coronavirus : l’épidémie se répand au Moyen-Orient et en Europe, mais tue moins en Chine

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Face à l’épidémie de coronavirus, «l’heure est à la solidarité mondiale – solidarité politique, solidarité technique et solidarité financière», a déclaré ce mercredi à Genève le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, c’est «la seule façon» de prévenir les infections et de sauver des vies.

Cet appel du chef de l’OMS intervient alors que le coronavirus se propage désormais à travers l’Europe et une bonne partie du Moyen-Orient. Le COVID-19 concerne désormais, Chine mise à part, près d’une quarantaine de nations où elle a fait plus de 40 morts. «En dehors de la Chine, on compte aujourd’hui 2.790 contaminations dans 37 pays, et 44 décès», a ajouté Dr Tedros.

Depuis hier mardi, le nombre de nouveaux cas signalés en dehors de la Chine a dépassé pour la première fois le nombre de nouveaux cas en Chine.

«L’augmentation soudaine du nombre de cas en Italie, en Iran et en République de Corée est très préoccupante », a mis en garde le chef de l’OMS, ajoutant les cas liés à l’Iran qui ont été relevés au Bahreïn, en Iraq, en Afghanistan, au Koweït et à Oman. Des cas liés aussi à l’Italie ont été signalés en Algérie, en Autriche, en Croatie, en Allemagne, en Espagne et en Suisse.

Une équipe d’experts de l’OMS attendue ce week-end en Iran

Dans ces conditions, après le déploiement hier à Rome d’une équipe conjointe de l’OMS et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, une autre équipe de l’agence onusienne est attendue ce week-end en Iran. A Téhéran, les experts de l’OMS examineront les mesures de santé publique qui ont été mises en place et fourniront un soutien technique.

De façon générale, le chef de l’OMS avertit qu’il ne s’agit pas seulement d’un combat pour contenir un virus et sauver des vies, mais de se «battre pour contenir les dommages socio-économiques qu’une pandémie mondiale pourrait causer».

Toutefois l’épidémie, apparue en décembre en Chine, semble avoir atteint un pic en Chine où les autorités ont annoncé mercredi 52 nouveaux décès en l’espace de 24 heures contre 71 la veille. Ce qui en fait le chiffre le plus bas depuis plus de trois semaines. « A 6 heures ce matin, heure de Genève, la Chine a signalé à l’OMS 78.190 cas, dont 2.718 décès », a ajouté Dr Tedros, relevant au passage que seuls 10 nouveaux cas ont été signalés hier en Chine en dehors de la province de Hubei.

De plus, l’OMS fait observer que 14 pays qui ont eu des cas n’ont pas signalé un cas depuis plus d’une semaine. Et plus important encore, 9 pays n’ont pas signalé un cas depuis plus de deux semaines : la Belgique, le Cambodge, la Finlande, l’Inde, le Népal, les Philippines, la Fédération de Russie, le Sri Lanka et la Suède. «Mais cela ne signifie pas que les cas ne reviendront pas dans ces pays. Mais les cas qui l’ont fait auparavant ont été contenus», a relativisé le Chef de l’OMS.

L’OMS n’hésitera pas à utiliser le mot ‘pandémie’ s’il décrit bien la situation

Une façon pour le patron de l’agence onusienne de rappeler que c’est le moment de rester vigilant et que l’heure n’est pas à la complaisance. D’autant que l’augmentation du nombre de cas en dehors de la Chine a «incité certains médias et politiciens à faire pression pour qu’une pandémie soit déclarée ».

Mais pour l’OMS, il ne faut pas se précipiter à «déclarer une pandémie sans une analyse soigneuse et lucide des faits».
A cet égard, elle rappelle avoir déjà déclaré une urgence de santé publique de portée internationale, son plus haut niveau d’alarme.

«Utiliser le mot ‘pandémie’ sans précaution ne présente aucun avantage tangible, mais il comporte un risque important en termes d’amplification de la peur et de la stigmatisation inutiles et injustifiées, et de paralysie des systèmes», a fait remarquer Dr Tedros.

Selon l’OMS, une telle issue peut également indiquer que le monde ne peut plus contenir le virus. « Ce qui est faux », selon Dr Tedros qui soulève les enjeux d’un combat « qui peut être gagné si nous faisons les bonnes choses».

«Bien sûr, nous n’hésiterons pas à utiliser le mot ‘pandémie’ s’il décrit bien la situation. Mais pour l’instant, nous n’assistons pas à une transmission communautaire soutenue et intensive de ce virus, et nous n’assistons pas à une maladie grave ou à des décès à grande échelle », a-t-il dit aux médias. Sur ce point, il note que la Chine compte moins de 80.000 cas sur une population de 1,4 milliard d’habitants. Dans le reste du monde, il y a 2.790 cas, pour une population de 6,3 milliards d’habitants. « Ne vous méprenez pas : je ne minimise pas la gravité de la situation, ni le risque de pandémie, car elle a ce potentiel », a ajouté le chef de l’OMS.

Tous les scénarios sur la table face à un virus qui « a un potentiel pandémique »

L’agence onusienne se prépare à tous les scénarios surtout face à un virus qui « a un potentiel pandémique». En attendant, l’OMS doit faire à ce qu’elle considère comme l’un des plus grands défis auxquels elle est confrontée : le partage des infos.

«Trop de pays touchés ne partagent toujours pas les données avec l’OMS. L’OMS ne peut pas fournir de conseils de santé publique appropriés sans données ventilées et listes de lignes détaillées », a regretté Dr Tedros, tout en demandant « instamment à tous les pays de partager immédiatement leurs données avec l’OMS».

Plus largement, l’objectif premier de tous les pays où des cas ont été recensés doit être de contenir le virus. Dans le même temps, tous les pays, qu’ils aient des cas ou non, doivent se préparer à une éventuelle pandémie. Une façon de l’OMS d’inviter chaque pays à être prêt à détecter rapidement les cas, à isoler les patients, à rechercher les contacts, à fournir des soins cliniques de qualité, à prévenir les flambées dans les hôpitaux et à empêcher la transmission à la communauté.

Dans ce combat sans merci contre le virus, la première priorité de l’OMS est d’ailleurs d’insister sur la protection des travailleurs de la santé qui sont en première ligne dans la lutte.

Deuxièmement, elle incite les communautés à protéger les personnes les plus exposées aux maladies graves, en particulier les personnes âgées et les personnes souffrant de problèmes de santé sous-jacents.

Et troisièmement, l’agence onusienne entend protéger les pays les plus vulnérables, en faisant tout son possible pour contenir les épidémies dans les pays qui en ont la capacité.

La mission conjointe OMS-Chine a terminé sa visite dans ce pays et remis son rapport lundi. Les experts ont fait une série de constatations sur la transmissibilité du virus, la gravité de la maladie et l’impact des mesures prises.

Ils ont constaté également que l’épidémie a atteint un pic entre le 23 janvier et le 2 février, et qu’elle n’a cessé de décliner depuis lors. Ils ont aussi noté qu’il n’y a pas eu de changement significatif dans l’ADN du virus. «Mais le message clé qui devrait donner à tous les pays espoir, courage et confiance est que ce virus peut être contenu», a insisté Dr Tedros.

Source : alome.com

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Santé / Mali – COVID-19 : 59 cas enregistrés, 7 décès et 16 guérisons à la date du 8 Avril 2020

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Le Mercredi 08 Avril 2020, les services de santé du Mali ont enregistré 3 nouveaux cas de COVID-19, 1 décès et 4 patients guéris:
Yélimané (Région de Kayes): 1 cas (décès constaté à l’arrivée au CSRéf de Kolokani);
Commune I du District de Bamako: 1 cas;
Commune VI du District de Bamako: 1 cas.

Ces trois nouveaux cas portent le nombre total de cas positifs enregistrés à 59 dont 7 décès pour un total de 16 patients guéris du COVID-19. La prise en charge des autres patients se poursuit. La recherche continue pour retrouver toutes les personnes-contact.

Le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales invite les populations à rester sereins et à respecter les mesures de prévention.

Source : abamako

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Santé / Coronavirus: le point sur les essais cliniques en cours

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Le laboratoire de l’université de Pittsburgh travaille sur un candida du covid-19, le 28 mars 2020. UPMC/REUTERS

Tandis que la moitié de l’humanité est en situation de confinement pour ralentir la pandémie de coronavirus, plusieurs équipes dans le monde sont mobilisées pour réaliser des essais cliniques contre le Covid-19 en un temps record.

Le professeur Bruno Lina est chercheur au Centre international de recherche en infectiologie de l’université Claude-Bernard-Lyon-1 ; Éric Delaporte est professeur de maladies infectieuses, directeur de l’unité « VIH-Sida et maladies associées » à l’IRD (Institut de recherche pour le développement), à l’Inserm et à l’Université de Montpellier. Tous les deux étaient mercredi 8 avril les invités de l’émission Priorité santé, en direct sur RFI.

RFI : Professeur Lina, vous avez une vision d’ensemble sur les recherches et les essais cliniques menés de par le monde, et particulièrement sur les essais Discovery, coordonnés par l’Inserm. Certains ont déjà démarré dans votre hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. Combien d’essais cliniques sont en cours ?

Pr Bruno Lina : Il y a de très nombreux essais cliniques en cours en France et à l’étranger. Uniquement en Chine, dans les deux premiers mois, 92 essais cliniques ont été réalisés. On voit qu’il y a un effort considérable qui est fait pour essayer de comprendre la maladie et de trouver des traitements pouvant réduire les symptômes et bien évidemment, la mortalité de ce virus. En ce qui concerne Discovery, l’essai a commencé il y a bientôt trois semaines. C’est vraiment un essai qui fonctionne très bien puisque nous avons pratiquement 600 inclusions, ce qui est extrêmement rapide pour ce type d’essai clinique. Je vous rappelle qu’il y a plusieurs tests qui sont faits sur des médicaments comme celui sur le remdésivir, qui est un antiviral spécifique qui doit bloquer l’entrée et la réplication du virus dans la cellule. Il a vraiment été développé spécifiquement pour ce virus et testé assez rapidement. Il y a des produits qu’on a réutilisés :

  • le Lopinavir-Ritonavir qui s’appelle le Kaletra, qui est un anti-VIH
  • l’hydroxychloroquine
  • une combinaison entre le produit anti-VIH et l’interféron

Lesquels vous semblent les plus prometteurs ?

On va avoir, probablement d’ici une dizaine de jours, des premiers résultats sur l’ensemble de ces tests pour voir s’il y a quelque chose qui se dessine. Est-ce qu’on observe que certains patients traités avec tel ou tel test, présentent une évolution plus favorable que d’autres ? On a besoin encore d’une dizaine de jours pour pouvoir avoir des premières données à communiquer. En parallèle de l’essai Discovery, il y a d’autres essais cliniques qui tournent autour de ce qu’on appelle l’immunothérapie et le contrôle de la réponse inflammatoire.

Vous vous concentrez donc sur la façon dont le corps réagit à ce virus ?

Pr Bruno Lina : Exactement. On s’est rendu compte que dans cette maladie il y a une cascade de cytokine, un orage cytokinique. Les cytokines sont les protéines de l’inflammation, qui sont présentes pour nous défendre. En revanche, quand elles sont produites en trop grande quantité et qu’il y a un contrôle qui ne se fait plus, cela devient agressif pour notre organisme. On essaie de moduler cette réponse de façon à ce que les cytokines gardent cette activité pour lutter contre le virus mais qu’elles perdent cette dangerosité vis-à-vis de notre organisme. Il y a des premiers résultats qui devraient sortir dans deux ou trois jours sur des anti-interleukines pour les formes graves qui pourraient être intéressants.

Il y a un autre pan de l’immunothérapie, qui est aussi en cours d’évaluation. Il s’agit de l’utilisation du plasma des patients convalescents. Quand vous êtes guéris, cela veut dire que vous avez développé des anticorps. Ces anticorps on peut les prendre chez un individu pour les transférer à quelqu’un qui en a besoin, qui ne les développe pas bien. La façon la plus simple de le faire c’est de prendre du plasma (le sang d’une personne guérie), le purifier et le transmettre à quelqu’un qui a besoin de plasma et d’anticorps pour guérir. Cela peut donc aider à la guérison.

L’autre chose c’est la recherche spécifique pour trouver ces immunoglobulines, les identifier et être ensuite en capacité de les synthétiser pour pouvoir faire de l’immunothérapie vraie avec des anticorps monoclonaux. Le champ de recherche est extrêmement riche !

Souvent les gens disent que nous n’allons pas assez vite. L’épidémie a commencé il y a deux mois. On est déjà en train d’évaluer des médicaments et des traitements. On va certes moins vite que le virus mais on va tout de même très vite.

Professeur Delaporte, en ce qui concerne le Sud en général, et l’Afrique en particulier sur laquelle vous travaillez, est-ce qu’il y a des pistes à privilégier dans les recherches et essais cliniques ?

Pr Éric Delaporte : Il n’y a pas vraiment de pistes spécifiques à l’Afrique. Le virus est universel et la lutte l’est également. Tout ce qui est recherche de l’Asie et du Nord est au bénéfice également du Sud. En revanche, il va y avoir des spécificités sans doute au niveau de la prise en charge et parfois de l’approche. Il y a des recherches très importantes sur la piste virale. Cependant, c’est une maladie virale mais également immunitaire. Il va donc y avoir des recherches pour contrôler la réponse immune désordonnée qui crée des lésions au niveau du poumon.

Il y a des choses très intéressantes qui peuvent être directement mises en application au Sud. Par exemple, il y a une étude récente qui montre que l’utilisation des corticoïdes dans les formes très graves, pourrait diminuer la mortalité. Il y a également des recherches autour de la prise en charge qui peuvent être directement adaptées aux contextes du Sud.

Un élément très important, peut-être encore plus au Nord qu’au Sud, sera la disponibilité des médicaments. Une fois qu’on aura trouvé un prototype traitement, il faudra faire en sorte qu’il soit disponible et qu’il puisse être efficace. Cela explique le succès de l’hydroxychloroquine. Pour la première fois, il y a un espoir à travers ce médicament. On parle d’espoir car on n’a pas encore d’éléments objectifs pour dire s’il fonctionne ou non. Il a la force d’être disponible. C’est aussi le cas de l’antirétroviral Lopinavir-Ritonavir (Kaletra). Si jamais ces pistes fonctionnaient, cela serait assez extraordinaire d’avoir en temps réel un médicament qui soit en même temps disponible pour les patients touchés.

 

Source : rfi

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Santé / F1 : Mercedes va livrer ses premiers appareils de ventilation aux services de santé britanniques

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L’écurie de Formule 1 Mercedes, basée en Grande-Bretagne, a annoncé mardi qu’elle allait livrer cette semaine ses premiers appareils respiratoires destinés aux services de santé britanniques (NHS), dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19.

L’appareil a été développé et homologué en deux semaines avec l’aide de l’University College London (UCL) dans le cadre de l’opération « Project Pitlane » réunissant d’autres écuries de F1 telles Red Bull, McLaren, Williams, Racing Point, Haas et Renault, pour travailler sur ce type d’appareils.

Ces appareils de ventilation en pression positive continue (CPAP) sont surtout destinés aux patients victimes d’une infection des poumons et chez qui les masques à oxygène ne suffisent plus.

Le gouvernement britannique avait commandé 10.000 de ces appareils qui peuvent être produits au rythme de 1000 par jour dans le centre technique de Mercedes à Brixworth, dans le centre de l’Angleterre.

« Depuis l’annonce du projet, nous avons reçu un nombre incroyable de demandes concernant l’appareil CPAP venant du monde entier« , a expliqué Andy Cowell, le directeur du centre.

Quelque 40 machines, qui produisent habituellement des pistons et des turbocompresseurs pour les monoplaces de F1, sont consacrées à la production de ces appareils.

Mercedes, vainqueur des six derniers titres de champion du monde F1 des constructeurs, va rendre les plans de cet appareil publiques et gratuits.

« Ces appareils vitaux sont assez simples à fabriquer et peuvent être produits rapidement. Nous espérons, en rendant ces plans publiques, qu’ils pourront être utilisés pour améliorer la résistance des services de santé qui se préparent à la vague de Covid-19 dans le monde« , a expliqué Rebecca Shipley, directrice de l’Institut d’ingérierie de la santé à l’UCL.

 

Source : doctissimo

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